Archive pour 7 juin 2009

La foire à l’Assemblée nationale

Vendredi 5 juin 2009. Quel triste spectacle à l’Assemblée nationale. Voilà ce que nous propose l’opposition officielle péquiste qui n’arrive pas à faire son travail correctement. Le gouvernment libéral se moque du PQ et les nombreuses interruptions lors de la période des questions ont fait sortir de ses gonds (sic), notre “goon” de président, Yvon Vallières.

Pour les questions intelligentes, visitez adq.tv.

Jean Charest a menti sur toute la ligne selon le VG

renaud lachanceLe vérificateur général du Québec contredit le gouvernement libéral du premier ministre Jean Charest sur la question de l’équilibre budgétaire pour 2008-2009. (source)

Renaud Lachance a dit en commission parlementaire le 2 juin 2009 que la province était en déficit l’an dernier de près de 1,5 G$, malgré ce qu’ont toujours soutenu les libéraux, y compris pendant la dernière campagne électorale.

Il a ajouté que la réserve financière dont parlait l’ancienne ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, n’était en fait que de l’argent emprunté.

Le slogan de l’ADQ pour les deux élections partielles du 22 juin est LA VÉRITÉ D’ABORD. Souhaitons que les électeurs de RDL et Marguerite-Bourgeoys passeront un message clair aux libéraux.

La souveraineté en marche?

Par Ygreck, 7 juin 2009

Par Ygreck, 7 juin 2009

Jean Charest – Les deux mains sur le volant vers… l’apocalypse!

charest-4Difficile de croire que l’actuel gouvernement libéral de Jean Charest n’a pas vu venir la “tempête” économique. Le radar de Monique Jérôme-Forget était-il embué? Ce n’est rien de bon pour le futur.

Difficile de croire un tel “grossier personnage“, pour reprendre le qualificatif que Monique Gagnon-Tremblay a attribué à Sébastien Proulx, qui semble “surfer” sur une vague descendante qui le mènera à quitter au moment où le Québec se trouvera à la croisée des chemins, selon de nombreux économistes.

Et d’ici là, Jean Charest n’a que faire de l’avenir des générations futurs. Ce qui n’est pas le cas de l’Action démocratique de Québec.

Pourtant, les économistes de Desjardins sont très inquiets. Voici quelques extraits d’un récent billet de Pierre Duhamel sur le sujet.

« Le Québec se dirige vers une impasse financière majeure. » Voilà le verdict rendu la semaine dernière par trois économistes du Mouvement Desjardins extrêmement inquiets de l’impact du choc démographique sur l’économie du Québec…

La recherche des économistes de Desjardins est à pleurer. Selon eux, le déclin de la population active, qui sera sensible dès 2013, va réduire de beaucoup le potentiel de croissance de l’économie du Québec. Le PIB réel aura toutes les misères du monde à atteindre 0,8 % d’ici 2020. Il faudrait des gains spectaculaires et inédits au niveau de la productivité pour maintenir le rythme de croissance moyen de 2 % par année que nous avons connu depuis quelques décennies.

Le vieillissement de la population qui ralentira l’économie canadienne, devrait carrément couper les ailes de l’économie québécoise. Si le Québec sera plus touché, c’est que la vague de naissances survenue en 1946 et 1966 a été plus forte ici que dans le reste de l’Amérique du Nord. Le Québec aura plus de travailleurs à remplacer, plus de personnes âgées dont il faudra prendre soin et moins de jeunes pour prendre la relève en entreprises et pour payer les services de l’État.

Cela pose de sérieux problèmes pour les entreprises, mais aussi pour les finances publiques. Le poids de la dette du Québec se retrouvera en fin d’année au même niveau qu’en 1997-98, car le Québec n’a pas profité des années d’expansion pour alléger son endettement. Le dernier budget prévoit – on ne sait comment au juste – un retour à l’équilibre budgétaire en 2013-2014. Cette hypothèse qui relève d’un pur acte de foi, est établie en présumant que l’économie sera en pleine lancée et que le PIB va croître de 4,5 %. Ce qui rend la prévision encore plus farfelue.

Il faudra donc couper les dépenses, et en couper beaucoup. Mais puisque nous vieillissons, le ministère de la Santé et des Services Sociaux aura de plus en plus besoin d’argent. Cette année – en pleine récession – il a fallu augmenter ses dépenses de 5,7 % … et ce n’est jamais assez.

D’où l’impasse. C’est pourquoi les économistes de Desjardins pensent qu’il faudra revoir en profondeur toutes nos politiques économiques et sociales.


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